Une rentabilité prochaine pour Technologies D-BOX?

12 janvier 2011

Depuis le début de 2011, Technologies D-Box est omniprésente dans l’actualité financière et son titre boursier (DBO.A) retient désormais l’attention des investisseurs, toute taille confondue.

Le 5 janvier dernier, la Caisse de dépôt et placement du Québec a exercé des bons de souscription lui permettant d’acheter plus de 5,7 millions d’actions ordinaires de cette entreprise au coût de 0,55$ par action. À la lueur de cette récente transaction, l’institution qui représente le bas de laine des québécois détiendrait maintenant plus de 11% des actions ordinaires de cette firme montréalaise.

Par l’entremise de ce communiqué, Technologies D-BOX a aussi annoncé qu’elle avait émis un peu plus de 3,8 millions d’actions ordinaires au prix de 0,65$ l’action, pour un produit brut d’environ 2,5 millions de dollars.

Cette émission se veut la dernière tranche d’un appel public à l’épargne de plus de 23 millions d’actions ordinaires qui aura permis à D-BOX de récolter 15 millions de dollars en vue d’accélérer la mise en place de ses systèmes de mouvement destinés aux salles de cinéma.

UNE TECHNOLOGIE UNIQUE

Cette technologie que développe D-BOX depuis 10 ans est présente dans 45 salles en Amérique du Nord, en Europe et au Japon. En fait, l’innovation de cette entreprise québécoise serait désormais disponible sur plus de 900 titres à ce jour.

Les sièges D-BOX MFX bougent en synchronisation avec l’action se déroulant à l’écran. Les films concernés sont codés image par image afin de créer des effets de mouvement adaptés aux dites scènes.

Cette technologie brevetée, baptisée D-BOX Motion CodeMC, utilise donc des codes de mouvement programmés spécifiquement pour chaque film, série de télé ou jeu vidéo qui sont dirigés vers un système de génération de mouvement intégré dans le dit fauteuil.

Les cinémas Banque Scotia de Montréal et Cineplex Odeon Beauport à Québec ont été les premiers sites à offrir la technologie D-BOX le 19 novembre dernier, bien appuyés par le succès prévisible de Harry Potter et les reliques de la mort (première partie).

Tron Legacy (3D) de Disney, à l’affiche depuis le 17 décembre, est le plus récent film à utiliser la technologie de mouvement D-BOX.

UNE RENTABILITÉ PROCHAINE?

À la lueur de l’actionnariat de la Caisse de dépôt et de placement du Québec, conjugué aux récentes ententes conclues par l’entreprise et à sa technologie unique sur le marché, plusieurs investisseurs en viennent à évaluer la possibilité de se procurer quelques lots de cette perle québécoise.

Depuis un an, le titre oscille sur le TSX Venture dans une fourchette se situant entre 0,24$ et 0,75$. À l’heure d’écrire ces lignes, il se négocie à 0,64$, pour une capitalisation boursière qui frôle les 80 millions.

Prendre note que son sommet de 84 cents demeure inégalé depuis l’année 2007.

Le titre n’est que très peu suivi des analystes. Les documents financiers de l’entreprise sont cependant disponibles sur le site de Sedar. En novembre 2010, l’analyste Sameet Kanade de la firme Northern Securities, recommandait d’ailleurs le titre boursier dont le cours cible était fixé à 1,25$ d’ici douze mois.

Le bilan du groupe demeure excellent, avec un endettement faible, et un compte de banque garni d’environ 8 millions de dollars, sans inclure les récents financements et les nouvelles émissions d’actions.

Fait intéressant, le modèle d’affaires de l’entreprise lui permet également d’engranger des revenus provenant de la vente de billets en salle. En fait, le cinéphile qui bénéficie d’un tel fauteuil pour une représentation aura déboursé au préalable 8$ de plus que le billet régulier et de cette somme, près de 50% retombe dans les poches de Technologies D-Box.

La rentabilité de l’entreprise est cependant doublement conditionnelle: les dirigeants doivent décrocher et maintenir de nouvelles ententes avec les grands studios américains, et convaincre les propriétaires de cinémas que cette technologie unique pourrait améliorer l’affluence et la rentabilité de ces espaces de divertissement.

Si les amateurs de cinéma répondent à l’appel en grand nombre, et que le produit s’avère être un incontournable du secteur, le seuil de rentabilité pourrait être atteint plus rapidement que prévu. De par la génération de premiers profits récurrents, l’entreprise serait ainsi en mesure de voir son titre boursier décoller définitivement.

DOMINIQUE LAMY

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