Le travail au noir est-il culturel en Europe?

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Êtes-vous surpris de savoir que les pays européens aux prises avec une crise de l’endettement insoluble sont pratiquement les mêmes qui trônent au sommet des champions de l’évasion fiscale? La Grèce arrive en tête avec 28% du PIB qui échappe aux coffres du fisc. Suit, l’Italie avec 26%, l’Espagne et le Portugal sont côte à côte avec 22%.

Les Grecques ont beau s’époumoner à lancer des injures à la patronne du FMI, elle n’a pas dit de mensonge. Le week-end dernier, Christine Lagarde a provoqué la colère en suggérant au peuple grec de se prendre en main et de payer leurs impôts. Insulte? NON. Dur à entendre? Oui, comme toutes vérités. À 27% du PIB (ce qu’on peut évaluer) est de la tricherie! En proportion dans une population, c’est suffisant pour élire un gouvernement majoritaire!

Friedrich Schneider, économiste autrichien spécialiste de l’économie informelle évaluait qu’entre 1998 à 2007, que près de 20% du PIB des pays de la Zone Euro échappait  au radar des percepteurs d’impôts.

J’ai été étonné de voir que les pays scandinaves (Danemark, Suède et Finlande) réputés pour leurs saines pratiques sociales laissent échapper plus de 17% de leurs recettes fiscales. Le Canada peut bien se péter les bretelles avec son système bancaire à toute épreuve, mais ne peut se vanter au chapitre du travail au noir. 15,7% de notre PIB échappe aux impôts!

Que faire pour enrayer ce phénomène?

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Par Fabien Major

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